Roule Galette

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Chaque semaine , un album favori d'un membre de Saravadio

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Roule Galette #16 - JULOS BEAUCARNE, chandeleur septante cinq (1975, Libellule)

Cette semaine  dans roule galette, je vous propose de découvrir ou redécouvrir Chandeleur septante cinq de Julos Beaucarne . 

A dire vrai, découverte ou redécouverte, peu importe, ce roule galette, prenez le comme  un voeu en ce début d’année qui démarre déjà tellement mal . 

Une découverte qui ne pourra que, je l’espère,  vous bouleverser, si toutefois , vous possédez encore un lopin d’âme à reboiser . Un message qui peut paraître  bien utopiste , voire révolutionnaire  face à la barbarie, la cruauté , la folie des hommes , le cynisme , les certitudes , le pouvoir, les chiffres, le calcul ,les bénéfices ,la rentabilité ,  le consumérisme , l’oubli , le déni climatique, que sais-je encore , remplissez vous même cet édito par tous les mots noirs qui défilent quotidiennement sous nos yeux et nos oreilles sans que cela nous émeuvent plus que cela  :  il reste tant à combattre pour que l’amour prenne racine . 

Pour ma part, j’ai découvert , très tardivement Julos Beaucarne . Il représentait le chanteur de médiathèque , que j’ai longtemps ignoré , par paresse intellectuelle , celle qui consiste à catégoriser sans savoir.  Un moyen de défense   tellement courant de nos jours . Cette découverte tardive n’en a été que plus bouleversante . 

Certains disques naissent d’un élan , d’autres d’un effondrement. Chandeleur septante-cinq est de ces derniers . C’est un  album bien éloigné de  toute volonté de projet , c’est un disque  comme une nécessité. Quelque chose qu’il a fallu faire pour  continuer à  respirer, à parler, à rester vivant.

LE 2 février 1975 , Julos Beaucarne perd brutalement sa compagne, Louise, assassinée. 

Le choc est immense, irréparable.

Chandeleur septante-cinq, porte cette absence en lui . 

Pas sous la forme d’un journal de deuil explicite, plutôt comme une vibration permanente, une fragilité assumée qui traverse tout le disque.

La Chandeleur n’est pas une fête triomphale. Elle annonce une lumière encore faible, hésitante, une promesse fragile de jours qui rallongent sans garantir quoi que ce soit. 

Il ne s’agit pas de renaissance spectaculaire, plutôt d’un retour possible, lent, presque incrédule, vers quelque chose qui ressemble à la vie.

Musicalement, tout est dépouillé. Acoustique, sobre, sans effets. La voix ne cherche pas à dominer, elle se tient à hauteur d’homme. Les chansons avancent avec précaution, comme si chaque mot devait être pesé, vérifié, mérité. Il n’y a ni plainte appuyée, ni colère explosive. La douleur est là, mais tenue, contenue, transmutée en attention au monde.

Ce disque ne raconte pas la tragédie, il en est traversé. On sent que quelque chose s’est brisé, mais aussi qu’il reste une volonté obstinée de ne pas sombrer dans le cynisme, ni dans le renoncement. 

La douceur qui s’en dégage n’est jamais une fuite. Elle agit comme une forme de résistance intime et  morale : continuer à aimer à tort et à travers , à regarder, à dire, malgré tout.

Dans un paysage musical des années 70 souvent dominé par les postures, les certitudes et les récits héroïques, Chandeleur septante-cinq occupe une place à part. 

Ni variété, ni rock, ni chanson à message , si ce n’est celui de l’amour. Un disque qui ne cherche pas à expliquer le monde, mais à y rester relié.

Ce n’est pas un album qui console au sens facile du terme. Il accompagne. Il rappelle que la lumière n’efface pas la nuit, mais qu’elle permet parfois de ne pas s’y perdre complètement. 

Un disque de maintien, de persistance, de résilience — qui continue de parler longtemps après, précisément parce qu’il ne cherche jamais à imposer son sens.

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Roule Galette #15 - LOW, Christmas (1999, Tugboat)

Pour clôturer cette année sur une note de saison , nous ne résistons pas à l’envie de vous partager cet album qui accompagne cette période  depuis plus de 25 ans maintenant  : Low Christmas . 

Autant dire que les fêtes de fin d’année, pas plus que les autres jours de l’année , d’ailleurs ,  ont un parfum de gaudriole à la maison !  

Je suis autant fan de Low que je ne le suis pas de Noël  , des injonctions à l’achat , au bonheur feint et à la célébration religieuse . 

Mais je ne suis pas à une contradiction près . 

ll y a des gens pour qui Noël déclenche un compte à rebours vers la joie. Et puis il y a les autres. Ceux pour qui décembre arrive comme une vague froide, avec son lot de bilans bancals, de fatigue accumulée et cette étrange mélancolie qui s’invite sans prévenir. Qu’on le veuille ou non, les lumières, les vitrines, les “tu fais quoi pour les fêtes ?” réveillent quelque chose — un mélange de nostalgie et de solitude qu’on préfèrerait  ne pas subir . 

C’est peut-être pour ça que certains disques collent mieux que d’autres à cette période. Pas les machins scintillants ni les clochettes hystériques, mais ces albums qui prennent Noël comme il est vraiment : un moment où tout ralentit, où les souvenirs grattent un peu, où le silence pèse plus que d’habitude. Un Noël à hauteur d’humain, vulnérable, parfois triste, mais profondément  honnête.

Christmas est un Mini album paru en 1999 chez Tugboat, une sous division de Rough trade . A l’époque, le duo à la scène comme à la ville Alan Sparhawk et Mimi Parker , est accompagné par le bassiste emblématique, Zak Sally .  A l’époque, le groupe commence à se créer une communauté de fan à travers l’Europe et les États Unis , avec leurs concerts lents et quasi cérémoniaux, qui clouent le bec à celles et ceux qui confondent concerts et fête de la bière en Bavière .

Quiconque a pu voir le groupe en concert à cette époque en ressort forcément enthousiaste , retourné , avec une foi en l’être humain , qu’on croyait avoir oublié à jamais . Le groupe  privilégie la lenteur, la sobriété et la tension intérieure sur l’agressivité ou l’exubérance, et le groupe a su intégrer sa foi mormone sans en faire un argument musical ostentatoire.

L’album est né d’une approche simple et sincère : cinq compositions originales et trois reprises emblématiques de Noël, enregistrées de manière dépouillée, avec des voix claires et des guitares et percussions minimalistes. Ces choix reflètent non seulement l’identité artistique du groupe, mais aussi leur volonté de proposer un moment de calme et d’introspection au milieu de la frénésie de décembre. Les morceaux étaient ensuite joués sur scène dans le cadre de petites tournées américaines et européennes, renforçant leur réputation de groupe capable de créer une atmosphère contemplative et introspective , même en concert . 

Lundi – Just Like Christmas
Le coup d’envoi est léger et tendre. Les guitares minimalistes, la voix douce et les clochettes subtiles installent immédiatement l’esprit de l’album : Noël vu sans artifices, simple et sincère.

Mardi – Long Way Around the Sea
Low ralentit le tempo pour une balade introspective. Voix posée, instruments réduits à l’essentiel, le morceau évoque un voyage intérieur et une contemplation calme, presque méditative.

Mercredi – Silent Night
Une reprise dépouillée, où Mimi Parker chante accompagnée uniquement d’une guitare. La pureté de la mélodie et la sobriété des arrangements créent un moment suspendu, profond et émouvant.

Jeudi – Little Drummer Boy
La chanson traditionnelle se transforme en rêverie sombre et lente. Le tambour est discret, la guitare flottante, et les voix enveloppantes, offrant une atmosphère introspective et poignante, loin des versions festives classiques.

Vendredi – One Special Gift
On termine sur ce titre original, doux et presque chuchoté. La simplicité des arrangements et la voix posée donnent une sensation de calme et de vulnérabilité, concluant l’album sur une note intimiste et sincère.

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Roule Galette #14 - THE BOO RADLEYS , giant steps (1993, Creation)

Sorti en 1993, Giant Steps des Boo Radleys est le troisième album du groupe , un album qui échappe à toute classification rapide. 

Originaire de Liverpool, Le groupe, s’y affranchit totalement des codes du shoegaze et de la pop indépendante pour livrer un objet Musical DIFFICILEMENT IDENTIFIABLE :  dense, mouvant, changeant, parfois déroutant, mais toujours pertinent.

La première impression à l’écoute du disque est la variété des textures :  guitares saturées mouvantes un peu à la my bloody valentine , comme sur leur album précédent ( everything’s alright forever) , mais jamais figées dans le mur de son ; la basse est  profonde, souvent teintée de dub ; on y entend aussi des cuivres qui surgissent comme dans une fanfare psychédélique ; de la flûte, des bois, des chœurs, et des effets de studio qui éclatent de partout. 

On peut entendre dans ce disque autant un héritage Beatles ouvertement cités dans the white noise revisited  — pour le goût des formes éclatées, des ruptures et des harmonies — qu’un amour assumé pour le reggae, la pop orchestrale,  même des clins d’oeil à Morricone .

L’audace du groupe réside dans cette manière de mélanger les genres sans jamais perdre son fil. Les morceaux changent de direction, se stoppent net, repartent ailleurs, glissent d’un univers à l'autre sans prévenir. On passe du calme absolu à la saturation la plus folle, d’un couplet à la Carpenters à une tempête noise, d’une ballade acoustique à un passage de dub brumeux ou à des envolées de cuivres dignes d’un générique de western psychédélique.

Malgré cette complexité, la voix de Sice reste claire et distincte dans le mix, ce qui fait déjà une différence avec beaucoup de groupes de la même époque. On comprend les mots, on entend
l’intention, on repère les mélodies — même quand tout autour explose ou se déforme.

L’album accueille également plusieurs invités, venus de formations voisines de la scène indé : chanteuses, musiciens de cuivres, collaborateurs qui donnent encore plus d’ampleur au projet.

À sa sortie, Giant Steps a été salué comme un choc. Select l’a élu album de l’année. NME et Melody Maker l’ont classé parmi les grandes réussites de 1993. Pourtant, sa reconnaissance est restée essentiellement critique : c’est un disque culte, un disque respecté, un disque consulté, mais pas un disque « populaire » au sens grand public. Et c’est peut-être mieux ainsi : il garde ce statut d’ovni, de laboratoire pop parfaitement assumé.

Son titre renvoie à Coltrane — pas pour copier le jazz, mais pour signaler la démarche : repousser les limites, ne rien s’interdire, construire un album comme une aventure. Giant Steps n’est pas un disque à écouter d’une oreille distraite : c’est un album à plonger dedans pour découvrir quelque chose qui nous aurait échappé .

Trois décennies plus tard, il reste fascinant. Non seulement il n’a pas vieilli, mais certains passages semblent presque annoncer des directions que prendra la pop expérimentale bien après lui.

Le groupe se sépare en 1999 , avant de refaire surface en 2022 sans la présence de martin Carr , guitariste et songwriter du groupe . Ils étaient récemment en tournée  qui est passée par Tourcoing . Ils passeront en février 2026 au Poche à Béthune . 

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Roule Galette #13 - VARIOUS , bambara mystic soul (2011 analog africa)

Cette semaine DANS  Roule Galette, je vous propose  la compilation Bambara Mystic Soul, une sélection de morceaux enregistrés au Burkina Faso dans les années 70, à l’époque de l’ancienne Haute-Volta.

Une compilation qui a joué un rôle de détonateur et m’a permis de m’ouvrir à tout un pan de musique que je ne connaissais  pas ou plutôt que je ne cherchais pas à connaître , bien ancré dans mes rassurantes certitudes . Avant ce disque  , j’écoutais du rock indépendant sous toutes ses formes , de la chanson française, de la folk , des musiques électroniques  et une dose importante d’ambient . Les grooves africains, la soul et le funk, je n’y prêtais pas vraiment attention.

 Cette compilation a été mon premier vrai contact délibéré  avec ces sons : elle m’a ouvert les oreilles à des univers sinon étonnants , du  moins nouveaux pour moi  , et qui pouvaient être à la fois hypnotiques, dansants et profondément addictifs.

Ce disque m’a permis de découvrir une musique  dans ce qu’elle a de plus riche et de plus diversifié. On y retrouve des influences mandingues, des rythmes afro-latins, des touches psychédéliques, de la funk et de la soul, le tout dans un son brut, presque “raw”, qui restitue l’énergie et la vitalité de cette scène musicale. Les imperfections de l’enregistrement, les cassures de bande ou les voix un peu détachées, loin d’être un défaut, renforcent ce sentiment d’authenticité et de proximité.

Avec cette compilation qui a ouvert la voie pour moi  à tant d’autres , je comprends que je ne peux pas réduire cette musique à ces termes réducteurs de  “musique africaine” ou “world music”. Chaque morceau a sa propre couleur, son propre groove, et raconte une histoire qui lui est propre, ancrée dans un contexte social, culturel et  politique.

C’est aussi une compilation qui témoigne du travail remarquable d’un label : Analog Africa. Pendant longtemps, j’avais une idée plutôt négative des compilations :synonymes de recyclages, de fonds de tiroirs , à visée purement mercantiles , elles évoquaient pour moi les pitoyables publicités pour la plus grande discothèque du monde . Autant dire, qu’une fois encore , j’avais tort , Michel . Ses compilations m’ont permis de faire la distinction entre la sélection et le DJ set , entre deux objectifs différents mais pas forcément incompatibles . 

La sélectionna été minutieusement pensée , remis en contexte, souvent accompagné d’un livret riche de 30 à 40 pages qui explique l’histoire de l’artiste, de la scène locale, des conditions d’enregistrement et des influences musicales. C’est une  plongée dans l’histoire de la musique burkinabè des années 70, avec toutes ses tensions, ses innovations et ses expérimentations.

Pour moi, cette compilation a été un pont entre mes anciennes écoutes et une ouverture nouvelle. J’ai commencé à écouter des choses que je n’aurais jamais imaginé aimer : du heavy funk, de la soul psychédélique, des grooves hypnotiques et des percussions traditionnelles revisitées. Et petit à petit, j’ai compris que cette musique racontait des histoires, portait des émotions et des témoignages que je n’avais jamais rencontrés auparavant.

Quand j’ai ouvert mon magasin de disques, je me suis naturellement tourné vers ce type de labels — Analog Africa, Soundway, Soul Jazz — pour proposer à d’autres ces compilations. Parce que, sans ce travail de réédition et de mise en lumière, ces artistes seraient restés quasiment invisibles, et leur musique perdue. Cette semaine,JE VOUS PROPOSE BAMBARA MYSTIC SOUL   entre tradition et modernité, entre énergie brute et finesse mélodique, qui témoigne d’une scène rare et fascinante.

Cette semaine, on s’est plongé dans la compilation Bambara Mystic Soul du Burkina Faso, et on a traversé cinq titres qui montrent vraiment toute la richesse de cette scène.

Lundi, on a commencé avec “Bar Konou Mousso” d’Amadou Ballaké & l’Orchestre Super Volta. Un morceau qui raconte la vie nocturne, les bars, les rencontres, avec ce groove cru et vivant typique de Ballaké.

Mardi, on a écouté “Kodjougou” d’Abdoulaye Cissé. Là, on est dans quelque chose de plus tendu, plus nerveux, porté par un riff de guitare qui frappe comme un appel. Un morceau qui dégage une vraie urgence.

Mercredi, c’était “Dambakalé” de Compaoré Issouf. Plus sensuel, plus dansant, presque charmeur. Un titre qui fonctionne par son swing et son ambiance enveloppante.

Jeudi, on a retrouvé Amadou Ballaké avec “Renouveau”, un morceau marqué par son mélange d’influences — afro-latin, mandingue, funk — et ce côté un peu hanté lié aux imperfections de la bande d’origine.

Et vendredi, on a terminé avec “Katougou” de Richard Seydou Traoré & Les Vadou du Flamboyant. Un morceau festif, riche en percussions et en énergie, qui montre l’ampleur rythmique de la scène burkinabè.

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Roule Galette #12 - EDEN AHBEZ , eden's island (1960, Del Fi)

Si rien ne va, comme le suggère Billy Nancioli dans sa chanson avec Baden powell , faites comme moi : Wouah ! 

Cette semaine  DANS ROULE GALETTE , je vous propose un disque pour faire wouah , avec  Eden Ahbez et son disque eden’s island paru en 1960 . 

Je ne pourrais donc vous dire que je l’ai acheté à sa sortie  puisque je n’étais pas né .
Eden Ahbez est ce compositeur plutôt  mystique qui vivait  pieds nus   dehors en Californie, dont le mode de vie aurait influencé le mouvement Hippie . 

On lui doit « Nature Boy », le standard chanté par Nat King Cole qui lui a permis d’être à l’abri financier , bien qu’il dut partager avec Herman Yablokoff , qui revendiquait  être  l’auteur  de cette chanson . 

Peu importe, de toute façon, puisque Eden ahbez prétendait pouvoir vivre avec 3 dollars par jours . 

Un remède claque ton bec aux adeptes des mêmes  couperets : on n’est pas chez les bisounours ou autre marmotte ... qui profusent sur les réseaux sociaux lorsque des décérébrés sont à cours d’argument dans notre course contre le consumérisme . 

L’album eden’s island mélange spoken word, exotica, jazz très feutré, percussions primitives, chants presque murmurés et sons naturels. Ahbez y construit une sorte de fable douce sur un retour à la nature, une vie simple, presque ascétique. On est entre disque concept, manifeste pacifiste et rêve éveillé.
Il y parle d’harmonie, de solitude choisie, de paix, de beauté, avec une naïveté qui devient sa force.

Musicalement, c’est un mélange de mélodies minimalistes, de percussions légères, de flûtes, guitares tranquilles, et de textes parlés d’un calme presque hypnotique. Le disque flotte quelque part entre exotica classique (Martin Denny), proto-ambient, et poésie beat. C’est un album qui n’appartient à aucun style, mais qui a influencé plein de musiciens des décennies plus tard.

C’est aussi une curiosité : un disque totalement hors du monde, hors du temps, et qui reste étrangement moderne dans sa manière de mêler atmosphère et narration.

Lundi – Eden’s Island
Entrée en matière calme et dépouillée : voix chuchotée, percussions légères et flûtes. Ahbez nous fait visiter son île intérieure, un lieu de paix et de simplicité, presque manifeste pacifiste.

Mardi – The Wanderer
Portrait d’un vagabond volontaire, libre et observateur. Quelques percussions et flûtes accompagnent sa voix tranquille qui raconte sa philosophie nomade.

Mercredi – Full Moon
Méditatif et contemplatif, le morceau évoque la lune comme guide naturel. Les instruments doux posent une atmosphère de calme et d’observation.

Jeudi – Banana Boy
Plus léger et joueur, Ahbez y décrit la vie simple d’un garçon vivant de fruits et de soleil. La voix souriante reflète la douceur et l’insouciance du disque.

Vendredi – La Mar
Clôture de la semaine avec cette odyssée métaphorique : un petit bateau emporté par la tempête, vertige et chaos avant l’apaisement. La musique reflète le mouvement des vagues et du vent, un moment contemplatif et aventureux qui résume l’esprit d’Eden’s Island.